samedi 29 juin 2013

Semaine 51 : du 10 au 14 juin
Le chantier bottes paille prend la suite....24m² de mur orienté nord ouest.
La composition de la paroi de l'extérieur vers l'intérieur est la suivante :
  • Bardage bois
  • Pare pluie textile
  • Agépan DWD (16mm)
  • Bottes de paille (35cm) avec double montants verticaux (inérieur / extérieur)
  • OSB 3 (9mm)
  • Vide technique (4cm)
  • Parement intérieur
Notre choix a été de mettre du bardage sur cette paroi car la façade nord ouest est la plus exposée aux intempéries, on a bien pu s'en apercevoir ce printemps...

Une lame d'air ventilée est laissée entre le bardage et le pare pluie. L'OSB a été placé à l'intérieur, il assurera l'étanchéité à l'air et il jouera le rôle de frein vapeur. Les joints entre plaques seront scotchés. L'agepan, quant à lui, est à l'extérieur des bottes car beaucoup plus perméable à la vapeur d'eau, il permet à l'humidité ayant passer le frein vapeur de s'évacuer vers l'extérieur. Le vide technique permet de placer l'ensemble des réseaux électricité et plomberie. Le parement intérieur sera différent selon les pièces, fermacell avec tadelakt pour la douche, Agepan médium pour la pièce centrale, fermacell avec enduit terre et badigeon pour la chambre.

Pour commencer, il a fallu poser l'agepan à l'extérieur, donc débâchage total.

Merci à Arthur et Clément pour le coup de main bien apprécié, ça paraissait pas très facile à faire tout seul...
Merci à Xavier d'être venu en urgence pour un rebâchage express...


 
 


Nous avons isolé ensuite la lisse basse, des deux côtés du chevron, avec 12 et 14 cm de laine de bois haute densité, des restes de la toiture végétale. Nous avons aussi réalisé les précadres des fenestrons.





On tri et redimensionne certaines bottes avec la technique de l'aiguille, une tige filetée sur laquelle on accroche l'extrémité d'une ficelle, on la passe au travers de la bottes à la mesure voulue, on la récupère de l'autre côté, on tend et on refait un noeud. Merci à Hervé pour sa contribution.


On les recalibre aussi, depuis leur livraison, elles se sont un peu tassées ou déformées, on reforme des parallélépipèdes.

 
Le lundi, début du chantier, Simon nous rejoint pour le repas et l'après-midi. On insert les bottes en force entre les montants verticaux et contre l'agepan. En fin de journée, c'est plié, les 48 bottes sont placées, avec l'aide d'un outil fabriqué par Simon, le spécialiste de l'"astuce efficace". Le "persuadeur", un grand marteau large en chutes de bois pour taper sur une plus grande partie de la botte. Les dernières en haut sont les plus difficiles à rentrer. Merci à Juju, Clément et Arthur pour la grosse première journée.

J'ai fixé avec des agrafes, une bande de bâche agricole sur le terre paille pas encore sec afin que l'humidité du séchage n'altère pas les bottes.

 
Restes les finitions de calage et de remplissage avant de plaquer l'OSB contre, fixé sur les montants avec des tasseaux pour rattraper la largeur des bottes, 3 cm.


On passe à certains endroits un coup de disqueuse avec un vieux disque diamant à dents que l'on tord en quinconce pour retailler la surface des bottes et retrouver une surface plane.


 




Tout est prêt, on peut fixer l'OSB, merci à Eric pour sa contribution inattendue et bienvenue.







Vendredi soir l'OSB est en place, je range et nettoie un peu pour pouvoir accueillir le prochain chantier, celui des briques dans 15 jours.


lundi 13 mai 2013

Semaine 49 / 50 : du 29 avril au 10 mai
Le chantier Terre - paille est lancé ... avant cela quelques préparatifs importants pour qu'il se déroule dans les meilleures conditions.

Aller chercher :
  • une baignoire à Asté pour la barbotine,
  • une machine expérimentale à Anères pour tenter deux techniques de mélange,
  • quelques plaques d'OSB de récupération à Asté pour le coffrage,
  • de la terre à Montgaillard venant de la carrière de la Gailleste,
Coffrer la partie extérieure des murs :
  • cette étape cruciale a été un peu compliquée au vue de la configuration des murs pignons à remplir en limite de propriété et à l'étage, un accès difficile et technique.
Mettre en place les postes de travail : 
  • positionnement des  divers postes les uns par rapport aux autres,
  • aménagement de chacun pour viser une ergonomie de travail confortable (préparation de la barbotine, fabrication du mélange terre - paille, stockage du mélange.
Lundi matin 29 avril, tout est prêt nous tentons les premiers tests de dosage avec Simon toujours là au bon moment...
L'objectif est le remplissage de 25 m² de mur en deux parties. Les murs sont constitués d'une double ossature porteuse. L'épaisseur est de 28 cm, le remplissage se fait au nu de l'ossature intérieure et extérieure.


Fabrication de la barbotine
La terre vient d'une carrière toute proche, de l'argile à 96%.  


La préparation de la barbotine s'est fait à la bétonnière avec 4 seaux de terre argileuse à l'état plastique avec 8 sauts d'eau, un peu plus ou un peu moins en fonction du taux d'humidité de la terre. Le réajustement s'est fait dans la baignoire avec l'utilisation d'un malaxeur et le test du gant pour avoir une barbotine homogène tout au long du chantier.



Préparation du mélange
Il faut tout d'abord trier les bottes car elles ont pris l'humidité en étant stockées sous la bâche depuis quelques mois. Les déchets serviront à recouvrir le sol pour éviter de trop patauger, le reste partira au compost ou sur les toitures végétalisées.


La préparation du mélange se fait par trempage rapide de la paille sèche dans une baignoire de barbotine. Le mélange est égoutté au dessus de la baignoire pour perdre le moins possible de barbotine dans la manipulation pour être ensuite stocké sur des palettes en attendant d'être posé le lendemain. La nuit permet un ramollissement de la paille facilitant la mise en œuvre. Un début de fermentation est possible et normal.





Remplissage
 


Le remplissage se fait à la main ou à l'aide de chutes de bois (liteaux, tasseaux) pour tasser et comprimer le mélange entre le coffrage extérieur et les banches intérieures. Nous insistons sur tous les points critiques, jonction mélange / montants bois, ou jonction mélange / planches de coffrage.
 







Le décoffrage intérieur se fait au fur et à mesure que l'on monte, nous fonctionnons avec 3 banches de 20 cm de hauteur, une fois que les trois sont remplies nous décoffrons et repositionnons la première...etc...








Le haut des murs est plus compliqué à bancher avec l'imbrication des pannes et autres contrefiches de la charpente.








Mais après quelques découpes minutieuses on y arrive toujours...



Coffrage / Décoffrage et bâchage ventilé
Le coffrage extérieur est intégral et en OSB de récupération. Une fois le mur rempli en entier, nous décoffrons pour qu'il sèche. 
Une fois décoffré, nous bâchons le mur en laissant une lame d'air ventilée pour un séchage plus homogène et surtout éviter les eaux de ruissellement des pluies intempestives de la région. Des tasseaux sont fixés sur les montants de l'ossature apparente avec des cales pour laissé une lame d'air ventilée, la bâche est agrafée sur ces tasseaux.
  



















































 L'apparition des premières pousses est normale, chaleur, terre, humidité et quelques graines...c'est inévitable, mais elles ne tiendront pas longtemps...

Au total, il a été utilisé une cinquantaine de bottes de paille de 35/45/90. La quantité totale de terre est difficile à comptabiliser car nous sommes allés chercher celle-ci dans divers contenants de taille différentes et en plusieurs fois.


Tout le monde n'est pas sur les photos mais un grand merci à Thomas le frangin, Simon, Alex, Michel, Juju, Rhoda et Doug, Emily, Aurélie, Henry, Nathalie et Vincent, Juliette, Catheu et Greg, Re-Simon, Anne-Charlotte, Fred, Cathy, Clément, Manue, Seb, Gab', Joël pour la terre, et Damien pour le malaxeur. Et merci encore une fois à Emily et Zara pour l'intendance et les repas bien appréciables...
 
















samedi 9 mars 2013

Semaine 48 : du 04 au 08 mars
Après quelques menus travaux préparatifs, maçonnerie, arase de mur, préparation d'espaces de travail... Le chantier collectif "ossature bois" est lancé.  

 


Nous retrouvons les paons en pleine forme...








Ossature sud :
Modules avec lisses basse et haute, 14 cm d'épaisseur, fixés au sol sur poutres porteuses et sur la panne sablière.
Gabriella à la mesure
Hervé au traçage
Dam et Juju à la découpe















 Et moi aussi un peu...










Module 1
Module 2
Module 3









Ossature nord :
Lisse basse, 30 cm de large avec chevron de 8 cm d'épaisseur central, et deux séries de montants intérieurs, 10 cm d'épaisseur et extérieurs 14 cm, fixés sur chevron bas et sur la panne sablière.
 
 



 









L'ossature nord permet de rebâcher de manière pérenne l'ensemble de l'étage. Oui oui c'est bien la cathédrale de Lourdes sur la bâche...





 
Déplacement de la paille :  
Une fois les premiers modules de l'ossature réalisés et fixés, nous déplaçons la paille pour pouvoir tailler et assembler les derniers modules. 

 






Une fois les derniers modules en place, nous redéplaçons la paille en prévision des futurs chantiers concernant le remplissage en terre / paille des pignons.




Merci à tous pour cette semaine et ce premier chantier, David, Estelle, Gabriella, Annaïg, Fred et Fred, Manue, Alex, Dam, Juju, Hervé, Michel et...Emily bien entendu pour toute l'intendance et les repas.

mercredi 2 janvier 2013

Semaine 47 : du 16 au 29 décembre
La reprise se fait en douceur, quelques journées de travail disséminées dans cette fin d'année 2013.

A l'abri, nous pouvons entamer quelques travaux d'importance,

Décroutage d'enduits intérieurs :
Nous enlevons les enduits ciment intérieurs qui empêchent les murs de respirer. L'humidité remonte par capillarité depuis la base des murs semi enterrés, celle-ci se voit par le décollement des enduits existants et des fissures à de multiples endroits. 

Les enduits existants sont en ciment avec des épaisseurs allant jusqu'à 6 à 7 cm par endroits. Casque pour les oreilles, masque pour les poumons, gants pour les mains, lunettes de protection pour les yeux et marteau perforateur (merci Joël) pour 2 jours de poussière... On peut voir les traces d'humidité flagrante une fois les murs à nu. Nous laisserons les murs dans cet état pendant quelques temps pour qu'ils s'assèchent. Les gravats sont laissés dans le vide sanitaire, une manipulation en moins ce n'est pas négligeable.

Plancher intérieur RDC : 
Nous continuons le plancher du RDC. Les poutres muraillères sont fixées au niveau du futur bureau, les sabots métalliques fixés sur celles ci et les solives positionnées et pointées. 
La partie future cuisine déjà refermée par dessous est refermée par dessus avec de l'OSB 4 (sans formaldéhyde) servant de préplancher. 
Les murs n'étant pas rectilignes, les interstices entre les murs et les premières solives sont remplis de chanvre en vrac récupéré de surplus de chantier d'un artisan local (merci Christophe). 


La paille en vrac est mise en place au fur et à mesure. Cette technique est relativement longue et éprouvante mais de multiples raisons ont amené à ce choix. 
En premier lieu, le côté économique de la paille bien entendu, et deuxièmement, le côté technique d'épaisseur de plancher par rapport au possibilités d'écoulement des réseaux d'eaux usées passant dessous. 
Les solives sont fixées par sabots métalliques dans la hauteur des poutres "muraillères". Le choix de la technique des sabots métallique est venu du fait qu'elle permet de gagner du temps par rapport à des découpes d'assemblages et que ce plancher ne sera pas visible.

 












Le jeux de casse tête "stockage" de matériaux continue, cette partie refermée, elle accueillera la paille en attente, permettant de refermer la deuxième partie qui elle même permettra de stocker à l'abri d'autres matériaux, etc, etc...