lundi 13 mai 2013

Semaine 49 / 50 : du 29 avril au 10 mai
Le chantier Terre - paille est lancé ... avant cela quelques préparatifs importants pour qu'il se déroule dans les meilleures conditions.

Aller chercher :
  • une baignoire à Asté pour la barbotine,
  • une machine expérimentale à Anères pour tenter deux techniques de mélange,
  • quelques plaques d'OSB de récupération à Asté pour le coffrage,
  • de la terre à Montgaillard venant de la carrière de la Gailleste,
Coffrer la partie extérieure des murs :
  • cette étape cruciale a été un peu compliquée au vue de la configuration des murs pignons à remplir en limite de propriété et à l'étage, un accès difficile et technique.
Mettre en place les postes de travail : 
  • positionnement des  divers postes les uns par rapport aux autres,
  • aménagement de chacun pour viser une ergonomie de travail confortable (préparation de la barbotine, fabrication du mélange terre - paille, stockage du mélange.
Lundi matin 29 avril, tout est prêt nous tentons les premiers tests de dosage avec Simon toujours là au bon moment...
L'objectif est le remplissage de 25 m² de mur en deux parties. Les murs sont constitués d'une double ossature porteuse. L'épaisseur est de 28 cm, le remplissage se fait au nu de l'ossature intérieure et extérieure.


Fabrication de la barbotine
La terre vient d'une carrière toute proche, de l'argile à 96%.  


La préparation de la barbotine s'est fait à la bétonnière avec 4 seaux de terre argileuse à l'état plastique avec 8 sauts d'eau, un peu plus ou un peu moins en fonction du taux d'humidité de la terre. Le réajustement s'est fait dans la baignoire avec l'utilisation d'un malaxeur et le test du gant pour avoir une barbotine homogène tout au long du chantier.



Préparation du mélange
Il faut tout d'abord trier les bottes car elles ont pris l'humidité en étant stockées sous la bâche depuis quelques mois. Les déchets serviront à recouvrir le sol pour éviter de trop patauger, le reste partira au compost ou sur les toitures végétalisées.


La préparation du mélange se fait par trempage rapide de la paille sèche dans une baignoire de barbotine. Le mélange est égoutté au dessus de la baignoire pour perdre le moins possible de barbotine dans la manipulation pour être ensuite stocké sur des palettes en attendant d'être posé le lendemain. La nuit permet un ramollissement de la paille facilitant la mise en œuvre. Un début de fermentation est possible et normal.





Remplissage
 


Le remplissage se fait à la main ou à l'aide de chutes de bois (liteaux, tasseaux) pour tasser et comprimer le mélange entre le coffrage extérieur et les banches intérieures. Nous insistons sur tous les points critiques, jonction mélange / montants bois, ou jonction mélange / planches de coffrage.
 







Le décoffrage intérieur se fait au fur et à mesure que l'on monte, nous fonctionnons avec 3 banches de 20 cm de hauteur, une fois que les trois sont remplies nous décoffrons et repositionnons la première...etc...








Le haut des murs est plus compliqué à bancher avec l'imbrication des pannes et autres contrefiches de la charpente.








Mais après quelques découpes minutieuses on y arrive toujours...



Coffrage / Décoffrage et bâchage ventilé
Le coffrage extérieur est intégral et en OSB de récupération. Une fois le mur rempli en entier, nous décoffrons pour qu'il sèche. 
Une fois décoffré, nous bâchons le mur en laissant une lame d'air ventilée pour un séchage plus homogène et surtout éviter les eaux de ruissellement des pluies intempestives de la région. Des tasseaux sont fixés sur les montants de l'ossature apparente avec des cales pour laissé une lame d'air ventilée, la bâche est agrafée sur ces tasseaux.
  



















































 L'apparition des premières pousses est normale, chaleur, terre, humidité et quelques graines...c'est inévitable, mais elles ne tiendront pas longtemps...

Au total, il a été utilisé une cinquantaine de bottes de paille de 35/45/90. La quantité totale de terre est difficile à comptabiliser car nous sommes allés chercher celle-ci dans divers contenants de taille différentes et en plusieurs fois.


Tout le monde n'est pas sur les photos mais un grand merci à Thomas le frangin, Simon, Alex, Michel, Juju, Rhoda et Doug, Emily, Aurélie, Henry, Nathalie et Vincent, Juliette, Catheu et Greg, Re-Simon, Anne-Charlotte, Fred, Cathy, Clément, Manue, Seb, Gab', Joël pour la terre, et Damien pour le malaxeur. Et merci encore une fois à Emily et Zara pour l'intendance et les repas bien appréciables...
 
















samedi 9 mars 2013

Semaine 48 : du 04 au 08 mars
Après quelques menus travaux préparatifs, maçonnerie, arase de mur, préparation d'espaces de travail... Le chantier collectif "ossature bois" est lancé.  

 


Nous retrouvons les paons en pleine forme...








Ossature sud :
Modules avec lisses basse et haute, 14 cm d'épaisseur, fixés au sol sur poutres porteuses et sur la panne sablière.
Gabriella à la mesure
Hervé au traçage
Dam et Juju à la découpe















 Et moi aussi un peu...










Module 1
Module 2
Module 3









Ossature nord :
Lisse basse, 30 cm de large avec chevron de 8 cm d'épaisseur central, et deux séries de montants intérieurs, 10 cm d'épaisseur et extérieurs 14 cm, fixés sur chevron bas et sur la panne sablière.
 
 



 









L'ossature nord permet de rebâcher de manière pérenne l'ensemble de l'étage. Oui oui c'est bien la cathédrale de Lourdes sur la bâche...





 
Déplacement de la paille :  
Une fois les premiers modules de l'ossature réalisés et fixés, nous déplaçons la paille pour pouvoir tailler et assembler les derniers modules. 

 






Une fois les derniers modules en place, nous redéplaçons la paille en prévision des futurs chantiers concernant le remplissage en terre / paille des pignons.




Merci à tous pour cette semaine et ce premier chantier, David, Estelle, Gabriella, Annaïg, Fred et Fred, Manue, Alex, Dam, Juju, Hervé, Michel et...Emily bien entendu pour toute l'intendance et les repas.

mercredi 2 janvier 2013

Semaine 47 : du 16 au 29 décembre
La reprise se fait en douceur, quelques journées de travail disséminées dans cette fin d'année 2013.

A l'abri, nous pouvons entamer quelques travaux d'importance,

Décroutage d'enduits intérieurs :
Nous enlevons les enduits ciment intérieurs qui empêchent les murs de respirer. L'humidité remonte par capillarité depuis la base des murs semi enterrés, celle-ci se voit par le décollement des enduits existants et des fissures à de multiples endroits. 

Les enduits existants sont en ciment avec des épaisseurs allant jusqu'à 6 à 7 cm par endroits. Casque pour les oreilles, masque pour les poumons, gants pour les mains, lunettes de protection pour les yeux et marteau perforateur (merci Joël) pour 2 jours de poussière... On peut voir les traces d'humidité flagrante une fois les murs à nu. Nous laisserons les murs dans cet état pendant quelques temps pour qu'ils s'assèchent. Les gravats sont laissés dans le vide sanitaire, une manipulation en moins ce n'est pas négligeable.

Plancher intérieur RDC : 
Nous continuons le plancher du RDC. Les poutres muraillères sont fixées au niveau du futur bureau, les sabots métalliques fixés sur celles ci et les solives positionnées et pointées. 
La partie future cuisine déjà refermée par dessous est refermée par dessus avec de l'OSB 4 (sans formaldéhyde) servant de préplancher. 
Les murs n'étant pas rectilignes, les interstices entre les murs et les premières solives sont remplis de chanvre en vrac récupéré de surplus de chantier d'un artisan local (merci Christophe). 


La paille en vrac est mise en place au fur et à mesure. Cette technique est relativement longue et éprouvante mais de multiples raisons ont amené à ce choix. 
En premier lieu, le côté économique de la paille bien entendu, et deuxièmement, le côté technique d'épaisseur de plancher par rapport au possibilités d'écoulement des réseaux d'eaux usées passant dessous. 
Les solives sont fixées par sabots métalliques dans la hauteur des poutres "muraillères". Le choix de la technique des sabots métallique est venu du fait qu'elle permet de gagner du temps par rapport à des découpes d'assemblages et que ce plancher ne sera pas visible.

 












Le jeux de casse tête "stockage" de matériaux continue, cette partie refermée, elle accueillera la paille en attente, permettant de refermer la deuxième partie qui elle même permettra de stocker à l'abri d'autres matériaux, etc, etc...

lundi 24 septembre 2012

Semaine 46 : du 17 au 28 septembre
L'étanchéité de la toiture végétale étant réalisée nous sommes hors d'eau sur l'existant, reste l'extension nord qui viendra en son temps...
Nous fermons les différentes ouvertures pour éviter les inondations intempestives avant notre départ en vacances. 

Un mois de vacances enfin... en attendant...

Briques de terre crue compressée :

Nous retournons sur le lieu de l'atelier de fabrication des BTC pour faire un état des lieux du séchage et en profiter pour déplacer et restocker en plus serré les briques pour l'hiver car nous n'allons pas les mettre en oeuvre cette année.

Quelques briques ont pris la pluie et se sont un peu délitées. On a pu remarquer aussi une certaine différence de comportement au séchage entre deux types de briques. Nous avons utilisé deux sortes de copeaux de bois différents. 



Pour les premières briques, nous avons utilisé des copeaux récupérés sur le chantier de la charpente juste à côté, du douglas non traité en filaments, copeaux fins et sciure. Les briques paraissent homogènes et compactes.
 
 
Pour la deuxième partie, nous avons utilisé des copeaux récupérés en atelier de menuiseries, châtaignier, chêne et d'autres essences en copeaux plus gros, plus réguliers en taille et plus secs. Les copeaux ont fait ressortir leur tanin et ont noircis. La terre paraît moins liée avec chaque copeaux, les briques paraissent plus friables.
Nous vérifierons cela en les maçonnant pour analyser leur comportement  à la mise en œuvre.




Au final, 696 briques utilisables et quelques morceaux...


Plancher du RDC : 
Nous fixons les étriers métalliques sur les poutres...


...et installons les premières solives.
L'équipe des casquettes rouges découpe et transporte les solives pendant que je les fixe dans les étriers, à la pointe. 


                  3 heures, 24 solives.

Nous refermons le solivage par dessous avec de l'OSB 3 spécial milieu humide. Le vide sanitaire sera ventilé mais il y aura toujours des remontées d'humidité dûes à la proximité de la rivière.
Les caissons sont prêts à accueillir un lit de chaux et la paille en vrac en refermant par dessus au fur et à mesure avec de l'OSB 4 sans formaldéhyde.

En fin de semaine, retour du terrassier pour réaliser le puit perdu pour infiltrer les eaux pluviales avant les pluies de l'hiver...